ChipKIT™ Max32
Les cartes à microcontrôleurs « Arduino like » ont le vent en poupe actuellement, encourageant les constructeurs à rallier le mouvement OPEN HARDWARE, pour notre plus grand bonheur.
La société Digilent™ participe à cette vague en proposant une carte à base du PIC32 PIC32MX795F512L, la ChipKIT™ Max32.
C’est sur cette carte que s’appuie le concours « DesignSpark ChipKIT Challenge » lancé en décembre 2011 par un distributeur de composants bien connu.
J’ai eu la chance d’être sélectionné pour participer à ce concours, en proposant un chargeur solaire optimisé selon la technique décrite par ailleurs sur ce site et, devinez quoi, j’ai reçu mon exemplaire de carte ChipKIT MAX32 par la poste ces jours-ci.
J’en profite donc pour faire une brève description technique de cette carte, en attendant fin mars où je publierai l’intégralité du montage, y compris les codes sources, comme le stipule le règlement du concours.
Schéma PicKIT MAX32 (27)
Sur la première page du schéma, on trouve un composant maintenant bien connu, le FT232, convertisseur USB / série. Ce convertisseur est relié au port série 1A du pic32. On peut s’étonner de la présence de ce convertisseur alors que le PIC32MX795F512L possède sa propre interface USB OTG. Mais il faut considérer que cette carte a été construite dans une logique « Arduino », et ce port série est le point d’entrée du bootloader. Un bootloader est un programme de taille modeste qui n’a pas pour vocation d’implémenter une liaison USB. Ceci n’est d’ailleurs pas incompatible avec la mise en place d’un port USB OTG sur une carte d’extension.
En dessous figure l’alimentation. Le premier étage de l’alimentation est un régulateur NCP1117D, un régulateur linéaire 5 volts capable de délivrer un ampère et de supporter une tension d’entrée jusqu’à 20 volts. Attention quand même, comme tout régulateur linéaire, il doit dissiper l’énergie qui n’est pas utilisée. Avec 20 volts en entrée et en imaginant une carte interface qui augmenterait la consommation jusqu’à 1 ampère, la dissipation serait de (20 – 5) * 1 = 15 watts, c’est nettement plus que ce que le dissipateur peut évacuer ! sans arriver dans ces cas extrêmes, il sera bon d’être vigilant lors de l’étude d’une carte interface. Il faut noter que ce régulateur est équipé d’une protection interne contre la surchauffe.
L’action de ce régulateur peut être court-circuité par le cavalier JP1. A ce moment là, la carte doit être alimentée en 5 volts. Attention, dans ce cas, il n’y a pas de diode de protection contre les inversions de polarité.
L’étage suivant de l’alimentation est un MCP1725-330, à nouveau un régulateur linéaire, de type 3,3 volts à faible courant de repos, capable de générer jusqu’à 500 milliampères de courant.
La fin de la première page du schéma montre le connecteur J11, qui est le connecteur ICSP permettant de relier une sonde de programmation. On regrettera l’absence du connecteur 6 broches, pourtant fort peu onéreux, qui va nous obliger à commencer par effectuer une soudure sur la carte !
La seule particularité à noter sur les pages suivantes est la présence d’un quartz à 8 Mhz qui permet d’utiliser le cœur à la fréquence maximum, soit 80 Mhz, ainsi que l’absence d’un quartz secondaire de 32,768 Khz, il ne sera donc pas possible d’obtenir précisément la seconde sans passer par une horloge temps réelle sur une carte d’extension, c’est dommage.
Les pages 3,4 et 5 décrivent de manière précise tous les connecteurs d’extension de la carte. On notera la présence de protections uniquement sur les entrées analogiques, des dispositifs appropriés seront donc à prévoir pour les autres entrées sorties sur la carte d’extension.
Voilà pour cette présentation sommaire, en attendant la publication du résultat du concours fin mars.
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