Un Mosfet en série sur la masse de la batterie permet de produire les pulses de charge. Le choix de le placer sur la masse permet d’utiliser un canal N. Sa fréquence de commutation faible ne justifie pas l’utilisation d’un driver, et c’est directement le pic qui commande la gâchette au travers d’une résistance et d’un condensateur montés en parallèle pour ne pas dépasser les caractéristiques maximum du port parallèle du Pic.
Un condensateur de capacité importante est placé avant le Mosfet des pulses, après le « BOOST », il permet d’emmagasiner l’énergie lors des vingt millisecondes d’arrêt de charge. A la reconnection de la batterie, le pic d’énergie délivré par le condensateur participe à la cassure des cristaux de sulfate.
Un circuit intégré « MAX 485 » permet de convertir les signaux de l’« UART » du pic en signaux rs485, le choix du 485 est fait pour permettre de brancher plusieurs montages en parallèle sur un même bus, afin d’effectuer des comparaisons ou de surveiller un champ de panneaux.
Un ensemble de cavaliers permettent d’activer ou de désactiver le montage « BOOST », d’activer ou de désactiver l’algorithme de charge pulsée, et de positionner l’adresse du pic sur le protocole de transmission, qui est MODBUS.
A l’aide d’une requête MODBUS bien formée, il est possible d’obtenir 5 registres à partir de l’adresse 0×100, en une seule requête. Ces registres contiennent les valeurs brutes correspondant à l’intensité batterie, la tension batterie, la tension d’entrée, dans un même registre l’état ON ou OFF de la pulse et la valeur du registre pour alpha et enfin la puissance calculée en entrée en 100éme de Watts. Cette dernière valeur permet de s’assurer du bon déroulement des opérations de calcul. Un programme simple, en JAVA par exemple, permet d’interroger le pic à fréquence régulière pour moyenner et enregistrer les valeurs et produire des fichiers au format CSV, qui seront ensuite exploités à l’aide d’Open Office en vue de produire des graphiques.
Le réglage de l’adresse sur la valeur zéro change le mode de transmission, qui ne fonctionne plus en MODBUS, mais qui émet en continu les mêmes paramètres. Les octets sont réarrangés afin que seul le premier ait son bit de poids fort à un, ce qui permet au logiciel en réception de se synchroniser sur le début de la trame. L’avantage de ce mode est de fournir un débit plus important que dans le cas de MODBUS, ce qui est pratique pour des enregistrements ponctuels de quelques secondes en vue d’une mise au point ou simplement de la compréhension du fonctionnement.
La réception, l’émission et la génération des pulses de charge fonctionnent sous interruption. La boucle du programme principal est l’implémentation de l’algorithme de MPPT.
L’ensemble du programme n’est pas complexe et ne nécessite pas de commentaire supplémentaire à mon avis. Comme il est écrit en assembleur, le préalable à sa compréhension est de connaître l’assembleur PIC et le fonctionnement interne de ces composants. Vous pouvez vous référer aux cours de « BIGONOFF » pour une première approche.
Pour la partie électronique, il n’y a rien de mystérieux. Seule la self doit faire l’objet d’une attention soutenue, afin d’y limiter les pertes et de permettre au montage « BOOST » de fonctionner toujours en mode de conduction continue.

