Pour traiter le point trois de notre cahier des charges, nous allons nous appuyer sur une publication parue dans : « IPENZ Transactions, Vol. 25, No.1/EMCh, 1998 », « A new pulse charging methodology for lead acid batteries ».
La « sagesse électronicienne » dit que le courant de charge ne doit pas dépasser le dixième de la capacité en ampères / heures de la batterie. C’est à dire que pour charger une batterie de 50 A/H, il faut se limiter à une intensité de 5 ampères. C’est en fait une limite prudente et qui peut souvent être dépassée, en fonction de la batterie. Pour connaître la limite réelle d’une batterie donnée, il faut consulter la notice technique du fabricant. Cette limite n’est d’ailleurs pas sans poser problèmes lorsque l’on souhaite une charge rapide, et plusieurs équipes de chercheurs se sont penchés sur le sujet, particulièrement dans le secteur des voitures électriques. Le principal obstacle au dépassement du courant préconisé est le phénomène d’électrolyse de l’électrolyte, qui va « gaspiller » une partie de l’énergie fournie en dissociation des molécules d’eau, ce qui diminue la quantité d’électrolyte dans le cas d’une batterie ouverte, ou augmente (parfois considérablement) la pression dans le cas d’une batterie fermée.
La publication citée propose une méthode basée sur une charge pulsée, pour permettre de dépasser les courants limites sans provoquer d’électrolyse néfaste. Cette méthode, qui consiste à envoyer des pulses de courant d’environ 800 millisecondes entrecoupées de pauses d’une vingtaine de millisecondes, a pour avantage supplémentaire d’augmenter le rendement de la charge, en favorisant la circulation de l’électrolyte et le bris des cristaux de sulfate.

