
Parlons un peu des batteries au plomb. Vu leur rapport qualité / prix, leur solidité dans le temps, la disponibilité des constituants, leur taux d’auto décharge raisonnable, elles ont encore de beaux jours devant elles. Du point de vue écologique, si elles sont ramenées dans une déchetterie en bonne et due forme, elles seront recyclées pour un prochain usage.
(Peu d’efforts seront à produire pour adapter le chargeur que l’on va décrire à une autre technologie de batterie, cela fera peut être l’objet de quelques pages supplémentaires à l’avenir.)
Puisque nous allons nous intéresser aux batteries au plomb, je voudrais rappeler deux de leurs caractéristiques, sans plus rentrer dans les détails, il y a suffisamment d’informations disponibles sur Internet pour ceux qui désirent approfondir le sujet.
D’abord, on distingue deux grandes catégories de batteries au plomb, celle dîtes « de démarrage » et celle dîtes « stationnaires ». Les premières sont présentes dans les automobiles et ont pour mission principale de fournir une grande intensité pendant un temps relativement court (en fonction de l’état du moteur…) et sont remises en charge dès que le moteur démarre. Pour permettre à ces batteries de délivrer une si grande intensité de courant, parfois quelques centaines d’ampères, le constructeur donne une forme « en nid d’abeille » aux plaques de plomb de la batterie. Cela a pour avantage d’augmenter la surface de plomb en contact avec l’électrolyte et pour inconvénient de rendre les batteries plus fragile à la sulfatation. Si les cristaux de sulfate de plomb qui se créent lors de la décharge croissent dans la structure en nid d’abeille, les plaques se fendent et finissent par se désagréger au fond du bac, court-circuitant les éléments de la batterie. Cela rend ces batteries impropres pour les usages à décharge profonde et / ou prolongées. Dans les batteries « stationnaires », les plaques sont lisses, ce qui ne leur permettent pas de délivrer de si grosses intensités, mais qui les rendent moins sensibles à la sulfatation. Comme toujours, tout est affaire de compromis. Si vous effectuez des recherches d’informations autour de ces types de batteries, vous vous apercevrez qu’il existe de nombreuses variantes, en fonction des adjuvants, de la technologie des séparateurs et autres, qui les rendent plus ou moins adaptées à l’usage auquel vous les destinez, mais ne perdez pas de vue qu’à la base, les batteries sont conçues pour être de « démarrage » ou « stationnaires », et que les batteries « de démarrage » ne sont pas adaptées aux installations solaires.
L’autre point que je souhaitais aborder est justement la sulfatation. C’est un processus naturel qui se produit lors de la décharge, et en ce sens, on peut dire qu’il est souhaitable. Cependant, en fonction de la profondeur de la décharge et de sa durée, les cristaux de sulfate ont tendance à se réarranger et deviennent plus gros et plus durs, collés à la surface des plaques, et finissent par être difficiles à dissoudre par des charges classiques, ce qui diminue la capacité de la batterie. Même une batterie stationnaire est sensible à ce phénomène. Dans le cas de l’installation d’un générateur solaire, tout dispositif susceptible de diminuer cet effet serait le bienvenue.
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